Projet de crosse pour Notre-Dame de Paris Placide Poussièlgue-Rusand

Placide Poussièlgue-Rusand (1824-1889)

La famille Poussielgue est installée à La Valette depuis le milieu du XVIIe siècle. Le grand-père de l’orfèvre, Mathieu Poussielgue, marié à Benedetta Giappone, est capitaine du port et s’installe en France en 1800. Il a trois enfants dont Antoine-Jean-Baptiste-Joseph-Vincent, né le 15 mars 1797, père de l’orfèvre. Jean-Baptiste épouse, le 2 juin 1823, Marguerite Rusand, une des fille de l’imprimeur lyonnais Mathieu-Placide Rusand et se fait désormais appeler Poussielgue-Rusand.

Deux ans plus tard, son beau-père lui confie la gestion d’une succursale à Paris, 3 rue de l’Abbaye. En 1828, les locaux sont transférés 8 rue du Pot-de- Fer, dans le quartier Saint-Sulpice, près de l’orfèvre Choiselat-Gallien. Au décès de son épouse en 1833, il abandonne l’entreprise familiale à son frère Ange Poussielgue (faillite en 1853), pour se mettre à son compte. Ayant obtenu un brevet de libraire (7 octobre 1833), il fonde une « Librairie ecclésiastique et classique » incluant un rayon de vente d’orfèvrerie religieuse, 9 rue Hautefeuille.

Illustration: Projet de crosse pour Notre-Dame de Paris. Viollet-le-Duc. Mine de plomb rehaussé de gouache, 19 novembre 1867. MAP, inv. n° 43237.

À suivre : Claude Chéret